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« L’AVEUGLE CLAIRVOYANT »

Parabole par R.L. Bruckberger – Dominicain

 

« …L’Aveugle clairvoyant, la Parabole que publient les Editions de Cluny, illustrée d’eaux fortes d’Elie Grekoff, un jeune artiste qui fera parler de lui… »

 

Frédéric Lefevre

« Les nouvelles Littéraires »

1948

 

« Un beau conte, de résonnance profonde, écrit dans cette langue simple et directe qui donne au mystère une réalité humaine.

Elie Grekoff a gravé des eaux fortes, elle aussi mystérieuses où les formes surgissent de l’ombre, révélées par la lumière qui semble émaner d’elles,

Images de silence aux profondeurs graves,

Exprimées par un métier fort savant.

 

Raymond Cogniat

« Arts »

1948

 

 

« L’ENFER »

Patrice de la Tour du Pin

 

« Elie Grekoff a dû se montrer docile aux impossibilités techniques et se retenait sur la voie d’une telle prolifération. L’artiste ne pouvait faillir à sa classe.

Il nous livre ici des figures ramenées aux dimensions de la personne,

qu’il a su simplifier sans les appauvrir.

Heureux le poète et l’artiste dont la collaboration nous vaut une telle harmonie. »

 

Armand Guibert

« Figaro Littéraire »

1949

 

« Elie Grekoff a su pénétrer dans l’éther obscur de se monde intérieur,

à la lueur d’un « clair de terre » où passent les figures engendrées par l’amour et les mots du poète et qui ne sont que des parts de lui même, les saisons de son adolescence,

les phases de sa contemplation. »

 

Jean Baudry

« Figaro Littéraire »

1950

 

 

« CRIME ET CHATIMENT »

Dostoïevski

 

« La conception du graveur amène à ce même climat de l’univers romanesque – mais avec l’appui souverain d’un réalisme incisif sourdement vibrant des sens et du tumulte

(un chef d’œuvre) cette main qui lave la hache du crime dans le baquet de bois,

des chefs-d’œuvre encore ces morceaux de ruelles et de palissades.

…Ainsi les admirables enfants de Grekoff (sa réussite sans doute la plus fine)

ce sont les vrais enfants du grand romancier russe :

une élection unique les habite. »

«F igaro Littéraire »

1949

 

 

« …Les lithographies de Grekoff retiennent puissamment l’intérêt… »

 

Frédéric Lefevre

« Les Nouvelles Littéraires »

1949

 

 

« …Les personnages de Grekoff semblent surgit de l’ombre

et tout imprégnés encore du mystère d’où ils sortent ;

les masques des héros de Grekoff sont marqués par l’angoisse avant même d’être définis par d’autres détails de leur apparence.

…Elie Grekoff, cette fois, nous montre des lithographies dans lesquelles il obtient

des effets qui ont presque l’acuité de gravures sur cuivre, par la profondeur des noirs et la précision du dessin. »

 

Raymond Cogniat

« Art »

1949

 

 

«  Cet ouvrage peut être rangé parmi les réussites de l’édition française.

Il témoigne d’un métier impeccable

tout autant que de l’inspiration remarquable de l’artiste qui le conçut.

Grekoff, à qui l’on doit des décors pour le théâtre d’avant-garde,

Prendra certainement dans l’édition une place considérable. »

 

Jean Bouret

« Silhouette »

1950

 

 

« LA PRINCESSE ENSORCELLEE »

 

 

« …Ces pages charment et même ravissent

 en suggérant un monde irréel peuplé de rêveries de l’enfance.

Les souvenirs de l’imagerie russe, ses colorations joyeuses, son invention naïve et savante,

éclatent dans cette interprétation qui, en fait, est extrêmement habile.

Nous échappons ici aux systèmes, aux théories, qu’ils s’agisse de peinture proprement dite ou d’esthétique du livre. Très habilement l’artiste a supprimé la typographie, la remplacé par une écriture et l’on a ainsi l’impression de feuilleter un manuscrit.

L’unité de l’ensemble est parfaite, sans rien de mécanique et au contraire prend l’aspect vivant d’une pièce originale.
La fraîcheur des couleurs, l’élégance des compositions, tout concourt à faire de cet ouvrage un recueil d’un caractère exceptionnel.

C’est un peu comme un manuscrit enluminé qui nous est aujourd’hui présenté… »

 

Raymond Cogniat

« Le Figaro »

31 janvier 1963

 

 

« Elie Grekoff est un maître de l’illustration en même temps qu’un décorateur.

Dans ses illustrations sur la « Princesse Ensorcelée »,

on voit le merveilleux et l’éclatante couleur de tout ce qui compose le folklore russe.

Grekoff est à sa manière un poète qui sait de quoi il traite… »

 

G. Gros

« Carrefour »

30 janvier 1963

 

 

« Un grand illustrateur du livre : Elie Grekoff.

Si l’on faisait la somme des plus belles illustrations qui sont sorties des presses de l’imprimerie française en ce début d’année,

nous donnerions la palme aux illustrations d’une originalité rare qu’Elie Grekoff a composées en couleurs pour un conte populaire russe

« La Princesse Ensorcelée »…

A travers ces arabesques, ces lignes aux dominantes d’or et de bleu,

 fines et ténues, l’illustrateur a crée un poème de couleurs, utilisant pour chacune

de ses compositions, alors qu’aucune mise en page ne ressemble à une autre – et c’est encore là une gageure bien tenue –la disposition même du texte calligraphié et reproduit par impression sur soie, une technique qui a fait ses preuves.

Est il besoin d’ajouter que les illustrations de « La Princesse Ensorcelée » sont le fruit de longues années de recherches et de veilles, tant il est vrai que rien ne s’improvise pour qui veut mener à bien un ouvrage de cette qualité dont le charme et la magnificence sont faits pour le plaisir des bibliophiles et de la postérité. »

 

G. Gros

« Hors-Cote »

20 janvier 1963

 

 

« Le style en est tout à la fois naïf et raffiné, exactement comme les tapisseries,

justement estimées, du même auteur. »

 

Maximilien Gauthier

« Nouvelles Littéraires »

24 janvier 1963

 

 

« Le goût de la féérie est une forme charmante que prend la fraîcheur du cœur.

Heureux les peuples qui ont conservé ce don d’enfance, cette goutte de rosée

demeurée au plus intime de la fleur !

La France, hélas, manque de cette candeur ;

elle semble n’avoir pas eu d’enfance.

La conquête romaine lui a imposé la civilisation d’une nation adulte, qui n’a jamais eu beaucoup d’imagination et qui était depuis longtemps revenue des puérilités.

Rome et le christianisme ont extirpé les mythes de la Gaule et ont refoulé vers la lointaine Bretagne le peu qu’il en restait.

Ni les conquérants Francs ni les Scandinaves n’ont pu implanter chez nous leurs riches légendes, et, dès l’origine, nos chansons de geste seront des œuvres raisonnablement conduites, où le fantastique se borne à celui de l’Eglise.

 

Le vrai sens de la féerie est une disposition à regarder toutes choses avec des yeux qui aiment à s’étonner et qui discernent le merveilleux là où les esprits rassis n’aperçoivent qu’une réalité plate et neutre.

C’est bien pourquoi les contes populaires en sont l’expression authentique, tandis que le surnaturel conçu par des clercs semble toujours s’excuser de sembler croire à ces niaiseries ; et c’est bien dans l’inépuisable folklore russe qu’Elie Grekoff a eu raison de choisir la trame sur laquelle tisser son éclatante tapisserie.

 

Ce qui la conduit n’était pas simplement une tendresse nostalgique pour

l’atmosphère natale ; c’était un instinct profond, ce don d’émerveillement qu’il tient de sa race et qui demandait à s’exprimer par l’éblouissement des couleurs.

 

L’art populaire exige une certaine vérité des personnages ; son cœur les suit de page en page et aime à s’attendrir fraternellement sur leur conduite.

Le cheval également est un être ami qu’il n’est pas permis

d’utiliser comme un simple motif décoratif.

En revanche, pour les entourer d’éclat, l’univers offre cent mille thèmes que le peintre entremêlera, tout le monde végétal et minéral où il cueillera, là un jeu de tons, là une arabesque, de manière qu’aucune partie de la composition, jusqu’en ses moindres coins,

ne manque de saveur.

Art où tout est fraîcheur, où tout respire une allégresse dont notre époque semble avoir perdu jusqu’au souvenirs. »

 

Jean Schlumberger

 


Tapisserie réalisée par l' Atelier Raymond Picaud

 

 

© 2011 Georg BOLTOUKHINE